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CD booklet
Haunted by Brahms

The WholeNote
January 30, 2018

Haunted by Brahms may be less lied in the classic sense and more song in the modern sense, but nay-sayers of either style ought not to have a complaint. The clarity with which Brahms’ overlapping melodic strands and patterns of narrative tension are weighted, articulated and cleverly woven together in the angular charm of Lewis Furey’s whimsical lyricism, is beautiful. Moreover, turning Brahms’ lieder on its head gets the listener’s attention as Furey’s gently slurred nasal intonation recreates a hypnotic aura around the prevailing Brahms gravitas.

Purists may recall Glenn Gould’s April 6, 1962 performance of Brahms’ First Piano Concerto, where Leonard Bernstein voiced his dissent but proceeded to conduct the New York Philharmonic while Gould performed his radical interpretation of the work. To those who would bristle at Haunted by Brahms it bears remembering that there were still aficionados of Brahms who stayed behind and appreciated that performance. Likewise listeners of this recording will be better served by wide open ears rather than a proverbial Germanic rigidity.

Furey’s interpretations of Brahms’ rather unique German lieder reminds us that the composer took great risks when he also patronized lyricists who weren’t – like Goethe and Heine – counted among the major poets of the day. Furey’s lyrical, philosophical leap is just as remarkable. Also, in mirroring Brahms Deutsche Volkslieder in his own rather folksy, contemporary English renditions, Furey may actually have opened a new window into the Brahmsian lied.

Raul da Gama – The WholeNote  

La Presse +
November 13, 2017

LES DEUX MONDES DE LEWIS FUREY
Trois étoiles et demie

Avant de devenir ce qu’il est devenu, le Montréalais Lewis Furey avait connu le parcours classique d’un pianiste de concert. Ses études avancées l’avaient mené jusqu’à la Juilliard School of Music, après quoi il a choisi la chanson d’auteur. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner de ce projet « Haunted by Brahms », fameux compositeur allemand qu’il a certainement exploré en profondeur puisque Johannes Brahms écrivait aussi pour piano et voix, au-delà de son œuvre colossale en musique instrumentale. Ainsi, Furey réunit ses deux passions – chanson et musique classique – en s’appropriant 16 lieder, pour la plupart connus, dont il a adapté les textes originaux. Ces adaptations anglaises sont rigoureuses et assument leurs quelques « anachronismes » – pour reprendre le terme du principal intéressé, qui en désigne les petites libertés prises çà et là en toute élégance. L’album se conclut par Haunted, écrite en 1976 alors que Brahms avait 143 ans et que Furey en avait 27… L’exécution pianistique est ici plus que correcte, et la voix un tantinet nasillarde de l’interprète confère à ce répertoire un côté pop assez séduisant. Ce n’est pas sans rappeler que la chanson moderne puise régulièrement dans la grande musique du XIXe siècle, plus précisément dans sa période romantique.

Alain Brunet - La Presse
 

Voir
October 27, 2017

Imaginons Johannes Brahms (1833-1897) jouant du piano au petit matin dans un bar enfumé de la belle époque, un troquet malfamé au plancher mouillé d’alcool, poussant la chansonnette pour lui-même plus que pour les clients… C’est là que nous emmène Lewis Furey, chantant et jouant ces lieder de Brahms avec un détachement extrême, sans se soucier le moins du monde d’éventuels auditeurs. À cent lieues de la voix de stentor généralement associé au genre, il demeure au contraire personnel, solitaire et intime. Avec une approche semblable à celle que Keith Kouna avait adoptée pour le Voyage d’hiver de Schubert, Furey rajeunit Brahms de quelques décennies, et cette interprétation iconoclaste est peut-être après tout la plus véritablement respectueuse de l’œuvre.

Réjean Beaucage - Voir