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CD booklet
Bruckner: Les 9 symphonies

Diapason
January 28, 2019

Maestro pour le temps présent
Yannick Nézet-Séguin à la une de la revue française Diapason :
Messie pour le temps présent.
Full article: HERE

La Presse +
December 17, 2018

Dans sa rubrique "Le Temps des coffrets" dans La Presse+, Alain Brunet présente Bruckner : Les 9 symphonies, notre coffret de 10 disques avec l'Orchestre Métropolitain, sous la direction de Yannick Nezet-Seguin : « Yannick Nézet-Séguin a dirigé Bruckner maintes fois en tant que chef invité ou directeur artistique, et aussi conclu le cycle de Bruckner avec l’orchestre montréalais qu’il dirige depuis l’an 2000 et auquel il confère désormais une stature internationale. »

Full article: https://bit.ly/2GA7wAr  

The WholeNote
April 1, 2018

This box of ten CDs comprising Les 9 Symphonies sports a gold trim that gives it a rather deluxe look and manages to fit quite a bit of detail in its Spartan-looking 24-page booklet. Significantly, for an Anton Bruckner box, it lists the version and premiere details, which are critical as Bruckner was known to be a sort of serial reviser of his symphonic work. For dyed-in the- wool fans – and aficionados of classical music – version is, indeed, everything and would explain idiosyncrasies of the opuses performed. Important also is to note that these magnificent versions are an enormous decade-long quest by Yannick Nezet-Seguin and Orchestre Metropolitain de Montreal to put down on record the complete symphonic work of a composer as consumed by spirituality as he was by a seemingly obsessive compulsion to refine, time and again, what he had written.

The booklet notes may not explain why certain Bruckner versions of these symphonies were chosen above others and one might question – as Bruckner is said to have – Franz Schalk’s 1894 version of Symphony No. 5 in B-flat Major WAB 105, which is reported to have 15 to 20 minutes of music cut from it (the composer certainly disagreed with the cuts). Still, what seems to have motivated Nezet-Seguin is certainly the mission to capture the depth of Bruckner’s mysticism and joyful recreation of the composer’s “cathedrals of sound.”This would also explain why Symphony No.7 in E Minor WAB 107 is a version premiered by the legendary Arthur Nikisch and why Symphony No.1 in C Minor WAB 101 is taken from Hans Richter’s version premiered on December 13, 1891 (which is what Bruckner seems to have approved for performance on May 9, 1868).

If the determination to capture Bruckner at his most intense was the driving force behind Nezet-Seguin’s quest to complete his Bruckner cycle then he has certainly succeeded beyond belief and this box is comprehensive proof. It bears mention that at various points in time completed recordings of the symphonies have been released and reviews of Nos. 2 to 4 and 6 to 9 have also been featured within these pages, which leaves us with Nos.1 and 5. Symphony No. 1 in C Minor establishes many of Bruckner’s most distinctive characteristics, from the sense of scale to the organ-like washes of orchestral sound and the construction of long expanses from short repeated phrases. The electrifying performance with the leonine power of the Orchestre Metropolitain de Montreal in full throttle is shaped with fantastic conviction by Nezet-Seguin. His speeds are sometimes quite leisurely, but this only increases the symphony’s sense of scale and magnitude. This “Vienna Version” is a terrific achievement.

The Symphony No.5 in B-flat Major is the first of Bruckner’s mature symphonies to survive in a single version and was his most monumental, being both longer and more finely worked out than its predecessors. It has a sense of solemnity not found in earlier symphonies, with a dramatic sense of conflict generated by the suggestion that passion is always being kept in check. What’s especially impressive about Nezet-Seguin’s performance is the way momentum is always maintained, even in the tricky last movement, where he sails through the unmannered eloquence and power that are the hallmarks of this great performance from the beginning. The devotional, awestruck intensity of the final movement is effectively captured in this recording. Indeed this and the other performances in this box almost certainly comprise the defining recordings of Nezet-Seguin’s career.

Raul da Gama – The WholeNote
 

Le Journal de Montréal
March 10, 2018

C’est un coffret qui est presque comme une bénédiction. En 10 disques, tout l’art de Yannick Nézet-Séguin et son Orchestre Métropolitain se déploie pour les symphonies de Bruckner.

Au fil des saisons, nous avons suivi la passion Bruckner selon le chef étoilé Yannick Nézet-Séguin. En ces temps difficiles où le disque compact subit les assauts de la musique en continu, saluons l’initiative de la compagnie de disque ATMA.

Sous la houlette de sa présidente Johanne Goyette qui fut la première à ouvrir ses portes à l’univers Bruckner, nous voici maintenant arrivés au bout de l’aventure. Dans un joli boîtier qui comprend dix disques accompagnés d’un livret explicatif, ce tout Bruckner selon Yannick est un véritable bijou. Avec beaucoup de souplesse et une connaissance certaine de l’homogénéité, le chef et son orchestre vous feront vivre des moments palpitants. Un cadeau qui s’adresse à tous les mélomanes.

Christophe Rodriguez – Le Journal de Montréal  

ICI Musique
March 9, 2018

Une décennie avec Bruckner. C’est un peu le témoignage de ce compagnonnage entre le compositeur allemand du 19e siècle (Anton de son prénom) et la merveille québécoise de la direction, Yannick Nézet-Séguin (vous l’aviez deviné), que représente le coffret Bruckner : les 9 symphonies, qui vient de paraître sous ATMA Classique.

Deux symphonies exclusives
Dix années, oui, au cours desquelles Yannick Nézet-Séguin est passé de jeune chef au potentiel immense à grande vedette internationale. Dix années passées à explorer le corpus symphonique d’Anton Bruckner, l’un des plus monumentaux de tout le répertoire. Il ne restait que les symphonies nos 1 et 5 à graver, ce qui est maintenant chose faite (elles se retrouvent sur ce coffret à titre exclusif, contrairement à toutes les autres, déjà parues sur des albums individuels dans le passé, et rapatriées ensemble ici).

Une décennie qui témoigne aussi de l’évolution du chef, de son Orchestre métropolitain (OM) et de la vie culturelle montréalaise. Dans le premier cas, on se dit (et Yannick le confirmait récemment dans une entrevue) qu’il n’aborderait peut-être plus aujourd’hui les symphonies jouées à l’époque de la même manière, et c’est normal. Elles seraient probablement encore meilleures.

Dans le deuxième cas, on constate avec plaisir le degré de maturité et de coffre sonore gagné par l’OM au cours des 10 dernières années. Une amplitude et une assurance qui doivent désormais nous faire oublier une fois pour toutes le titre de « deuxième orchestre » de la métropole, qui l’a souvent affligé. Nous ne sommes plus là, c’est clair.

Et dans le troisième cas, nous sommes passés d’enregistrements réalisés dans des églises (les symphonies 4, 7, 8 et 9 – la meilleure option acoustique à l’époque) à ceux, plus récents, faits à la Maison symphonique (nettement supérieure). Qui oserait encore dire aujourd’hui qu’elle n’était pas nécessaire, musicalement et culturellement parlant?

Individuellement, chaque symphonie doit mener un rude combat et se mesurer à des versions historiques et légendaires, mais sans avoir à rougir, cela dit.

Même collectivement, ces symphonies font face à une compétition féroce. Mais que cette intégrale entièrement québécoise, la première d’ailleurs, réussisse à donner autant de plaisirs et même à impressionner, c’est l’aboutissement d’un cheminement exemplaire et la réalisation d’un potentiel senti dès le départ comme grandiose. Comme une destinée qui s’éveille à la réalité, et qui ouvre les portes d’un avenir encore plus excitant.

Frédéric Cardin - ICI Musique

La Presse +
March 5, 2018

NOTRE CHOIX
LE CYCLE BRUCKNER DE L’OM SOUS LA DIRECTION DE NÉZET-SÉGUIN
Romantique
Bruckner, les 9 symphonies
Yannick Nézet-Séguin, Orchestre Métropolitain de Montréal

Quatre étoiles
Entre 2006 et 2017, Yannick Nézet-Séguin et l’Orchestre Métropolitain ont mené leur plus ambitieux et plus important projet discographique : l’enregistrement des symphonies no 1 à 9 de l’Autrichien Anton Bruckner (1824-1896), composées de 1865 jusqu’à l’année de sa mort – cela excluant trois autres symphonies sans numéro, nettement moins maîtrisées, pour ne pas dire rejetées par leur créateur.

Mystique assumé, catholique fervent, il était aussi traversé par le romantisme dominant de son époque, ce qui produisait chez lui un amalgame singulier entre grande musique sacrée et grande musique profane de son temps. Reconnu au terme d’une existence difficile et modeste, Bruckner fut l’un des plus accomplis perfectionnistes de l’art musical germanique au XIXe siècle.

Depuis l’aube de la modernité, sa musique symphonique est prisée par tous les grands orchestres et les plus éminents maestros – Furtwängler, Walter, Schuricht, Kabasta, Karajan, Rojdestvenski, Abbado, Barenboïm, Jansons, on en passe… Tant de chefs historiques ont dirigé les exécutions et enregistrements de ces symphonies de Bruckner. On comprendra que notre Yannick Nézet-Séguin, qui l’a fait maintes fois en tant que chef invité ou directeur artistique, ambitionnait de parcourir tout le cycle brucknérien avec l’orchestre montréalais qu’il dirige depuis l’an 2000.

Onze années ont passé, voilà que ces neuf chefs-d’œuvre sont réunis dans un même coffret chez Atma, illustrant le progrès de la relation entre Yannick Nézet-Séguin et l’OM. Évidemment, la manière de diriger et les exécutions de l’orchestre se sont transformées au fil du temps ; ainsi, les symphonies 7, 8 et 9 ne seraient certainement plus les mêmes aujourd’hui qu’elles le furent à l’époque où elles furent enregistrées.

Seraient-elles meilleures ? Il y a lieu de le croire, mais il faut une connaissance profonde, très pointue et, peut-être, être en proie à quelques crispations pour s’enliser dans de telles considérations. Ne vaut-il pas mieux recevoir ces exécutions comme des documents illustrant fidèlement la période de leur enregistrement, c’est-à-dire là où en étaient l’OM et Yannick Nézet-Séguin ?

Plus précisément, les symphonies 7, 8 et 9 avaient été enregistrées à l’église Saint-Nom-de-Jésus, de 2006 à 2009 ; la no 4 à l’église Saint-Ferdinand de Laval en 2011 ; toutes les autres – 1, 2, 3, 5 et 6 – l’ont été ensuite de 2012 à 2017 à la Maison symphonique, dont les qualités acoustiques l’emportent clairement sur celles des temples catholiques précédemment sélectionnés. Soulignons en outre que les symphonies 1 et 5 sont des enregistrements inédits que suggère ce coffret.

Réalisées et éditées par Johanne Goyette, qui mène les destinées d’Atma Classique, les prises de son furent effectuées par les très compétents Carlos Prieto, Carl Talbot, François Goupil et Anne-Marie Sylvestre. Sauf de légers détails, le mélomane averti appréciera certainement ce travail important, à la fois signature et témoin d’un parcours magistral pour l’OM et son chef qui n’ont cessé de s’élever depuis les débuts de leur relation.

— Alain Brunet, La Presse
 

Le Devoir
March 3, 2018

Cette fin de semaine paraît un objet auquel Yannick Nézet-Séguin a longuement rêvé : son intégrale discographique des symphonies d’Anton Bruckner, un parcours accompli avec l’Orchestre Métropolitain entre 2006 et 2017.

Franz Liszt surnomma Anton Bruckner (1824-1896) le « ménestrel de Dieu ». C’est en toute logique que le jeune chef québécois, alors trentenaire, s’est tourné prioritairement vers ce compositeur et ses trois plus fameuses cathédrales sonores, les 7e, 8e et 9e Symphonies. En dirigeant Bruckner, de la musique sacrée sans paroles, Yannick Nézet-Séguin pouvait assouvir à la fois sa passion pour la musique symphonique et ses élans mystiques. Le cadre était alors l’église Saint-Nom-de-Jésus.

Un même esprit
La fulgurante ascension de Yannick Nézet-Séguin a rétréci la notion de temps. Une petite anecdote situera bien le contexte des débuts de l’intégrale, celle de l’appel de ce distributeur européen quêtant désespérément, en 2007, une idée ou un argument massue pour intéresser les consommateurs de son pays aux « disques de ce jeune chef québécois qui ne se vendent pas », ponctuant sa requête d’un las, « et en plus, maintenant, il se met à enregistrer du Bruckner ! » — le compositeur autrichien étant réputé particulièrement invendable.

Onze ans plus tard, ce coffret symbolise la fierté d’un accomplissement, bien au-delà de ce qu’on imagine, tant on a oublié ces années-là. Toutefois, n’y avait-il pas de la part du chef une appréhension de ne pas se reconnaître dans les enregistrements les plus anciens et un risque de voir imputer au Yannick Nézet-Séguin de 2018 des faits musicaux du chef qu’il était il y a douze ans ? Cette question, nous voulions la poser à l’intéressé et il a accepté d’y répondre.

« C’est clair que, comme le disait le pianiste Claudio Arrau, tout enregistrement est une photographie d’un moment dans la vie d’un artiste par rapport à une oeuvre. Chaque enregistrement est à prendre ainsi », dit-il d’emblée. Il n’y a donc là ni credo ni parole d’évangile.

Mais, oui, Yannick Nézet-Séguin a tout entendu, il y a quelques mois, avant la commercialisation du coffret, et il l’avoue : « J’avais très peur de réécouter les 7e, 8e et 9e », soit les enregistrements de 2006 à 2009.

« Pourtant, ce qui est paradoxal et me fascine, même s’il y a des milliers de détails que je ferais différemment — certains importants, comme des relations de tempos ou des codas —, il se dégage de ces enregistrements du début un esprit qui n’est pas du tout en contradiction avec celui qui m’habite toujours quand je dirige ces oeuvres, et cela même si j’ai l’impression d’être un chef très différent. » Yannick Nézet-Séguin tempère néanmoins en disant que cette impression d’évolution dans une même partition l’habite même à deux mois d’écart.

L’envie de réenregistrer certaines symphonies a donc été balayée, même si elle lui a traversé l’esprit un moment, pour les nos 4, 7, 8 et 9, afin d’avoir une unité de lieu (la Maison symphonique). « Même si Saint-Nom-de-Jésus manque un peu de détails, quelque chose de spécial s’y passe », dit le chef, qui voit le coffret paru ce vendredi comme « un corpus incroyable et une fierté pour l’orchestre et [lui]-même : le témoignage de la route, d’une évolution d’un orchestre ». Car il est évident que « le jeu de l’orchestre combiné à mon expérience est très différent aujourd’hui d’il y a 11 ans », ajoute-t-il.

Diffusion d’expériences
Avec une intégrale Bruckner paraissant à quelques jours de son 43e anniversaire, Yannick Nézet-Séguin n’est pas le plus jeune chef a avoir parachevé une intégrale, puisque Daniel Barenboïm avait 40 ans lorsque parut son coffret enregistré à Chicago pour DG.

Le chef québécois a su très vite imposer Bruckner à ses programmes de chef invité, au point de diriger des orchestres de légende dans ce répertoire, tels la Staatskapelle de Dresde, le Philharmonique de Vienne ou l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise. Ces expériences ont-elles nourri le cours de l’intégrale montréalaise ? Le chef est intarissable sur son expérience de Dresde, cruciale quant à « la question du poids des attaques et des fins de phrase ».

Dresde (voir l’intégrale d’Eugen Jochum et les enregistrements de Christian Thielemann) met beaucoup de poids dans Bruckner. « Il fallait que ces attaques lentes ne ralentissent pas le tempo. Depuis, j’ai appris à gérer cela avec beaucoup plus d’expérience et, quand je dirige la 8e Symphonie à Philadelphie, j’encourage l’orchestre, qui joue très direct, à avoir envie d’attaques plus lentes, avec plus de poids, et de laisser retomber les phrases. »

Il en est allé de même lorsque le chef québécois a dirigé la Neuvièmeavec le Philharmonique de Vienne. « À Vienne, les discussions avec les violons portaient sur l’indication lang gezogen (sur la longueur de l’archet). Il ne s’agit pas forcément pour chacun de prendre l’archet pleine longueur pour le plaisir de la pleine longueur, mais, pour chaque musicien, de trouver le bon poids pour créer un legato d’ensemble. » Tous ces acquis ont servi aux « enregistrements des premières symphonies avec le Métropolitain », puisque les Symphonies nos 1 à 3 ont été gravées en fin de cycle.

Quant au coffret, il comprend deux inédits, les Symphonies nos 1 et 5, captées respectivement en mai et en septembre 2017 en concert à la Maison symphonique de Montréal.

Atma ne publiera pas ces deux symphonies en CD isolément pour le moment. Elles ne seront accessibles que dans le coffret et en téléchargement. Sur le plan sonore, la Cinquième confirme qu’Atma continue à tâtonner à la Maison symphonique. Parce qu’on a voulu éviter la réverbération un peu tournoyante, le son est un peu sec et privé d’harmoniques, alors que la Première est excellente.

Ce coffret est une étape, pas la fin d’un parcours. Yannick Nézet-Séguin continue à diriger Bruckner un peu partout. Il a même failli partir en tournée la saison prochaine avec le Philharmonique de Berlin, mais il dirigera plutôt Bruckner à Berlin avec son orchestre de Rotterdam. Bruckner réapparaîtra aussi dans les programmes à Montréal en 2019-2020.

Christophe Huss – Le Devoir