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CD booklet
SCHUMANN

The WholeNote
July 9, 2020

A perfectly considered new album from Hungarian pianist, Zoltán Fejérvári, presents three works by Robert Schumann in reverse chronological order: the Humoreske, Op.20, the Nachtstücke Op.23 (both written in 1839) and the later Waldszenen, Op.82 of 1849. Recorded at Domain Forget’s Salle de concert, this all-Schumann record features slightly offbeat choices from the composer’s catalogue. But taking the road less travelled has paid off for Fejérvári, as he brings a unique sensibility to Schumann’s music and dwells happily in the curious – at times unnerving(!) – realms of these three cycles. One can, rather fancifully, divide the nine pieces of the Waldszenen into two groups: those that depict the natural world (i.e. the life of the forest and its nonhuman inhabitants) and those that do not (i.e. a hunter, an inn and a farewell). Fejérvári delivers a slight heft-of- hand in this playing, rather effective for those human narratives that require warmth and tonal weight; the more ephemeral music, (inspired by the woodland itself), urges a defter touch. The latter two-thirds of the record are filled, quite simply, with beautiful music making. Fejérvári embraces Opp.23 and 20 with spirited imagination and stylistic aplomb. A personalized probing of material is balanced with refinement of sonic design and the mercurial nature of Schumann’s art is coalesced for the listener with a favourably fresh approach that connects hallmark performance practice from the early Romantic piano with that of our present day.

Adam Sherkin 

CBC Music
June 10, 2020

And finally, even though he's Hungarian, pianist Zoltán Féjervári has had strong Canadian connections since winning first prize at the 2017 Montreal International Music Competition. This all-Schumann album, recorded in Saint-Irénée, Que., is a result of that win and reminds us why the jury was so taken with Féjervári. He's got a complete technical arsenal to deploy in service of the music's ever-shifting moods: a crisp touch for the hunter in Waldszenen, then seamless legato for "Einsame Blumen." Chords are perfectly voiced in the four Nachtstücke, and the Humoreske, while comprising contrasting episodes, is played with a cogent arc from beginning to end.

Robert Rowat – CBC Music
 

ICI Musique
May 1, 2020

Le pianiste hongrois Zoltan Fejérvári (Fe-yer-va-ri), qui a été le grand lauréat du Concours musical international de Montréal en 2017, sort son deuxième album (mais son premier sous l’étiquette québécoise Atma), qu’il consacre à la musique de Robert Schumann. À peine en début de trentaine, le jeune artiste impressionne déjà énormément.

Les œuvres choisies par Fejérvári pour son programme ne sont peut-être pas les plus célèbres du compositeur, mais elles sont merveilleusement charmantes et indéniablement riches en émotions.

Les Waldszenen (Scènes de la forêt), op. 82, ont été écrites lors de l’une des périodes les plus actives de Schumann, tout juste avant le basculement psychologique qui le mènera à la mort. C’est une sorte de retour aux plus célèbres Kinderszenen (Scènes d’enfants) de 10 ans auparavant, c’est-à-dire une suite d’agréables et courtes petites histoires habilement caractérisées. Le thème de la forêt donne lieu bien entendu à des rencontres à la fois délicates et mélancoliques avec un chasseur, des fleurs solitaires, une auberge, un lieu maudit et mystérieux, et quelques airs qui rappellent aimablement des mélodies populaires. L’Oiseau prophète annonce même, si on prête l’oreille attentivement, un Ravel pas encore né.

Les Nachtstücke (Nocturnes), op. 23, ont été écrits au moment où Schumann traversait la dure épreuve de la mort de son frère. Deux des quatre pièces du cycle expriment une certaine gravité, alors que les deux autres sont plutôt vigoureuses, manifestant un désir, sinon un besoin, d’ardeur et de lumière.

L’Humoresque, op. 20, aussi appelée Grande humoresque, n’a pas grand-chose à voir avec l’humour, mais plutôt avec l’humeur. Ce type de pièces (car plusieurs compositeurs ont écrit des partitions portant ce titre) offre à celui qui les conçoit une certaine liberté de traitement dans la forme et les émotions véhiculées.

Schumann a écrit cet ensemble de sept morceaux à l’époque où il était au désespoir de pouvoir épouser sa Clara bien-aimée. En effet, celle-ci venait d’être envoyée par son père à Paris, loin de Robert. Friedrich Wieck, le papa, était férocement (le terme n’est pas exagéré!) opposé à cette union.

Pour l’occasion, Schumann a écrit ce cycle plein de personnalité et d’invention, en pensant à Clara.
Je suis resté assis à mon piano pendant toute la semaine et j’ai composé, écrit, ri et pleuré, tout à la fois; tu trouveras tout cela joliment dépeint dans mon opus 20, la Grande humoresque, qui est déjà à l’impression
Robert Schumann, dans une lettre adressée à Clara
Zoltan Fejérvári s’annonce comme un pianiste à l’avenir brillant. Il fait preuve d’une technique soignée, focalisée sur la clarté et le sens du phrasé plus que sur la simple virtuosité, et cela ne pourra que nous donner des interprétations touchantes et émouvantes des chefs-d’œuvre du répertoire.

Bravo!

Frédéric Cardin - ICI Musique