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Livret
Glenn Gould, Ernest MacMillan: String Quartets

La Presse: disques classiques sour le sapin
28 novembre 2009

...Les suggestions de Claude Gingras de disques classiques à offrir pour Noël 2009
Cliquez ICI pour télécharger la version PDF de l'article.

Classical Lost & Found
9 juin 2009

...the Alcan Quartet is fast becoming one of Canada's most promising chamber groups. The sensitivity with which they play the Gould, and their enthusiastic, committed performances of the MacMillan pieces make a strong case for these selections. Hopefully they'll treat us to more little known quartets in the not too distant future.
Bob McQuiston - Classical Lost And Found

La Scena Musicale
1 mai 2009

★★★★★
Voici une juxtaposition fascinante de deux oeuvres canadiennes très différentes par leur nature et leur inspiration musicale. Le Quatuor op. 1 de Glenn Gould, oeuvre sinueuse et parfois confuse, est largement tributaire Schoenberg de La Nuit Transfigurée, qu'on aurait enrichi de réminiscences brahmsiennes et d'échos de la Grande Fugue de Beethoven. Cette première tentative d'écriture chez le célèbre pianiste constitue, malgré son caractère échevelé et parfois embrouillé, une fascinante incursion dans l'univers intellectuel d'un esprit bouillonnant, mais qui n'a pas eu le temps de canaliser son énergie créatrice de façon cohérente.
Le Quatuor en do mineur d'Ernest MacMillan (1893-1973) est d'un tout autre genre. Ici, les références stylistiques sont françaises, évoquent Debussy et Ravel mais aussi Fauré. La musique est beaucoup moins touffue que celle de Gould. Concision, clarté, limpidité, tout est exprimé avec précision et raffinement. Les tendances francophiles de MacMillan se révèlent encore mieux dans les pittoresques Two Sketches for String Quartet based on French Canadian Airs.
Un très beau disque de découvertes musicales canadiennes.
Frédéric Cardin - La Scena Musicale

Chicago TimeOut
1 mai 2009

★★★★
Pianist Glenn Gould was a musical supernova. He blazed briefly in the late ’50s and early ’60s with pop-star magnitude but, driven by his convoluted personality, the Canadian native retreated home, as far as he could get from the painful demands of fame. His lasting legacy can be found in stunning recordings, particularly of Bach, which showcase the hypochondriac’s uncanny contrapuntal abilities, matched by a roving and incisive mind that showed itself in his writings and radio documentaries for the Canadian Broadcasting Corporation.

He also wrote a small amount of music. The enterprising Canadian label ATMA Classique is releasing a CD of Gould’s precocious String Quartet Op. 1, which he penned in his mid-twenties. It’s performed here by the excellent Alcan Quartet, a Quebecois group interestingly named for the multinational aluminum company that sponsors it.

More a mosaic of styles and obsessions than a fully realized work—influences range from Schoenberg to Strauss operas to Bach fugues—it offers a peek into the surprisingly romantic musical tastes of this highly original (and, some might say, schizoid) personality.

Music from another Canadian original, Ernest MacMillan, an older friend of Gould’s, rounds out the record with an English-sounding string quartet and a couple of enjoyable pieces inspired by French-Canadian folk songs.
Gerry Fisher - Chicago Timeout

AllMusic.com
30 avril 2009

Chicoutimi, Quebec's Alcan Quartet is noteworthy in several respects. In what may be the last survival of a once-common practice, this is a corporate-sponsored ensemble, bearing the name of the giant Canadian aluminum-smelting firm Alcan (no word here on whether that will change after the company's takeover by Brazil's Rio Tinto). And the group has investigated unusual Canadian repertory. Glenn Gould's String Quartet predates his pianistic fame; it was composed between 1953 and 1955, and published in 1956 as Op. 1. Its model is not Bach or Mozart, or any of the British music that was prominent in Canadian musical life, but early Schoenberg, and specifically Verklärte Nacht. It's a bit over the top (a condition not unknown to the young Schoenberg), with a truly drawn-out finale, but it's not dull, shifting from placid tunes to roaring group dissonances at the drop of a hat. About 33 minutes long, it's in one movement, but there are five distinct sections. The String Quartet in C minor by Ernest Macmillan, from 1914, is billed in the booklet by Irène Brisson as containing influences from Impressionism and from British music of the early part of the century, but these seem to be very studiously worked in (at the beginning of the finale, for example) to a rather academic exercise. Much more interesting are the Two Sketches for String Quartet based on French Canadian Airs (1930), which use a modal, antique sound in a novel way; they draw on religious melodies but are not really sacred in spirit. The quartet is top-notch, and the sound, from a Quebec concert hall, is quite warm, unlike many other releases from the ATMA label. Recommended for anyone interested in Canadian music or in Glenn Gould; the quartet really does contain something of his outsized artistic personality.
Performance ★★★ 1/2
Sound ★★★★
James Manheim - Allmusic.com

The Toronto Star
21 avril 2009

★★★1/2 (sur 4)
There's an interesting counterpoint in having Gould's short, Modern-leaning 1956 String Quartet and MacMillan's sprawl of a post-Romantic-leaning String Quartet in C minor (revised in 1921) on the same disc. Premiered by the Hart House Quartet in 1924, MacMillan's piece carries the sweet waft of influences that the future music director of the Toronto Symphony picked up in England, France and Germany before World War I. This gorgeous music stands up to repeated listening (something you can't say about Gould's piece).
John Terauds - The Toronto Star

La Presse: Gould et MacMillan en quatuor
11 avril 2009

Glenn Gould et Sir Ernest MacMilan réunis sur un même disque par le Quatuor à cordes Alcan. Cela demande quelque explication. Gould fit la carrière de pianiste que l’on sait : internationale et controversée. MacMillan fut chef de l’Orchestre Symphonique de Toronto pendant 25 ans. Chose moins connue, les deux Torontois furent aussi compositeurs et ont laissé, chacun, un quatuor à cordes.

Celui de Gould, op. 1 en fa mineur, date de 1955, l’année où le pianiste signa à New York son premier et plus fameux enregistrement de Variations Goldberg de Bach. Il avait alors 23 ans. MacMillan, lui en avait 21 lorsqu’il composa, en 1914, son Quatuor en do mineur.

Le Quatuor de Gould, en un seul mouvement de plus d’une demi-heure, fait écho à la Grande Fugue de Beethoven tout en évoquant l’univers sombre de la Nouvelle École de Vienne. C’est l’œuvre d’un penseur de la musique et n’a rien à voir avec les légendaires excentricités du pianiste. De forme classique, en quatre mouvements, le Quatuor de MacMillan est l’attachant travail d’un jeune musicien subissant encore certaines influences : Elgar, Brahms.

Le Quatuor de Gould a reçu quelques enregistrements et celui de MacMillan, un seul, sauf erreur : le célèbre Quatuor Amadeus en signa pour Radio-Canada International, en 1967, une bande que Deutsche Grammophon reprit en 33-tours et qui a été reportée depuis en compact par Centrediscs.

Intéressante, cette idée de les regrouper sur un CD. Le jeune Quatuor Alcan apporte aux deux partitions toute la précision et la fraîcheur souhaitées. Comme l’Amadeus, il ajoute, de MacMillan, les deux charmants Sketches on French-Canadian Airs.
★★★★
Claude Gingras - La Presse
 

Le Devoir: Gould compositeur!
10 avril 2009

ATMA met sur le marché un disque fort inattendu, regroupant les Quatuors à cordes de deux grands musiciens canadiens, pas vraiment connus pour leurs carrières de compositeur: Glenn Gould et Ernest MacMillan. À quoi doit-on s'attendre dans ce nouveau CD du Quatuor Alcan? Sa carrière de compositeur, Glenn Gould l'a accomplie en tant... qu'interprète, «recomposant» en quelque sorte bon nombre d'oeuvres sur lesquelles il jetait son dévolu, allant parfois jusqu'à se venger de compositions qui ne lui agréaient pas. Il a procédé ainsi avec certaines sonates de Beethoven, avec la musique pour piano de Mozart aussi, hélas! On peut aussi dire qu'il a appliqué le procédé à l'ensemble du répertoire et sur l'ensemble de sa carrière. Cela peut sembler être une affirmation un peu simpliste et péremptoire, mais elle n'est pas très éloignée de la réalité.

Rendez-vous manqué
Gould était sincèrement tenté par la composition et on peut vraiment s'étonner de ne pas avoir, par exemple, de lui plus de cadences (morceaux joués en solo, à la discrétion de l'interprète, à la fin d'un mouvement) pour les grands concertos du répertoire. Sa cadence pour le 1er Concerto de Beethoven a été publiée, mais on pouvait espérer entendre son
imagination fertile se déployer dans bien d'autres oeuvres. On a entendu récemment à Montréal, dans le Concerto pour piano en ré de Haydn joué par Marc-André Hamelin, à quel point une cadence personnelle et pertinente peut modifier la perspective d'une oeuvre. Hamelin avait choisi un enrichissement du second mouvement de l'oeuvre de Haydn conçu par la claveciniste Wanda Landowska. Il est vrai que Gould,
s'étant retiré des scènes très tôt, ne jouait plus avec orchestre et n'allait donc pas composer des éléments de concertos qui lui auraient été totalement inutiles. Si l'oeuvre de Gould que l'on rencontre ça et là dans des vidéos ou disques de lui est So You Want to Write a Fugue? (1963) écrit pour une émission de télévision, sa contribution la plus importante au répertoire classique est un Quatuor à cordes, daté de 1956 et auquel est accolé le numéro d'opus 1. Il existe par ailleurs une Sonate pour basson et piano, écrite à l'adolescence et quelques rares pièces pour piano. Pourtant la tentation de devenir compositeur était grande. Dans le site de Bibliothèque et Archives du Canada, dans le fonds Glenn Gould, on trouve un texte du compositeur Jacques Hétu rappelant la citation suivante: «J'aimerais, avant d'atteindre 70 ans, avoir réalisé un certain nombre de bons enregistrements, avoir composé de la musique de chambre, deux ou trois symphonies et un opéra.»

Influences
L'écoute du disque du Quatuor Alcan est surprenante. Ce qu'on entend pendant les 33 minutes d'une oeuvre tortueuse en un seul tenant, c'est une décoction de la période expressionniste de Schoenberg. Dans la notice du présent disque, Irène Brisson a bien évidemment également noté cette parenté, citant d'ailleurs le pianiste compositeur: «Ma grande admiration pour la musique de Schoenberg, par exemple, n'impliquait pas un rejet des romantiques viennois appartenant à la génération précédente.» Schoenberg pour les chromatismes, Brahms et Strauss pour l'épaisseur et la profusion des textures, le tout dans un canevas visant une complexité intellectuelle proche de l'Opus 133 de Beethoven. On entend ici surtout une post-Nuit transfigurée, dont l'articulation (cinq parties sont mentionnées dans la notice, mais pas «plagées») n'est pas très audible. Otto Joachim, l'un des créateurs du Quatuor, lui-même compositeur, cité dans la notice du CD, remarque que Gould «a commis toutes les erreurs du compositeur débutant: il n'a pas su quand ni comment mettre un point final à son oeuvre». Ce bouillonnement débordant d'ambitions s'adresse donc aux esprits curieux et ne s'impose pas comme une révélation.

L'inattendu
De manière inespérée, le quatuor d'Ernest MacMillan, figure majeure de la vie musicale canadienne au XXe siècle, est, dans les faits, le centre d'intérêt du disque. Son Quatuor à cordes en ut mineur, écrit en 1914 et révisé en 1921, est fortement marqué par la musique française. Il est à noter qu'en 1914 MacMillan séjournait à Paris. Par contre, je décèle là aussi une influence de La Nuit transfigurée dans le mouvement lent, lento ma non troppo, une parenté qui n'est pas attestée apparemment. Le CD est complété par deux admirables Esquisses pour quatuor à cordes sur des airs canadiens français. L'atmosphère tendre et recueillie de Notre Seigneur en pauvre en fait
le moment le plus attachant du programme.
Christophe Huss - Le Devoir

The WholeNote
1 avril 2009

Do all good things come to those who wait? This month I really had no idea what I was going to write about until the arrival of two discs from ATMA which brought back musical memories from my formative years. The first was the Alcan Quartet performing string quartets of Ernest MacMillan and Glenn Gould (ATMA ACD2-2596). These two important Canadian works are rarely performed although there have been a few recordings over the years. MacMillan began work on the String Quartet in c minor while interned as a civilian prisoner in Germany during the First World War. He had been attending the Wagner Festival in Bayreuth at time the war broke out. Although the quartet shows some influence of Ravel and Debussy – MacMillan had been in Paris before heading to Bayreuth – it most firmly reflects the composer’s roots in the English school of the time. It is charming and well-crafted and ever since first hearing it some four decades ago on a Deutsche Grammophon recording by the renowned Amadeus Quartet I have wondered why it has not become a staple of the repertoire. The Gould quartet, completed in 1955, is a bit problematic. An extended single movement work lasting more than half an hour, it is a brooding backward-looking piece which reflects Gould’s interest in the early works of Schoenberg and the New Viennese School as well as Brahms and Richard Strauss. There are fugal elements, as we would expect from someone who spent his life immersed in the work of Bach, and occasional sunny bits, but for the most part this is a dark and at times troubling piece. The Alcan plays both works with passion and conviction. Their sound is captured in full fidelity by producer-recordist Anne-Marie Sylvestre in the warm acoustic of Salle Françoys-Bernier at Domaine Forget. The recording also includes MacMillan’s most frequently performed instrumental work “Two Sketches on French Canadian Airs” with the rollicking waves of “À Saint Malo” bringing the disc to a vibrant conclusion.

David Olds - The Wholenote