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MOZART: Don Giovanni

Magazine InfOpéra
1 décembre 2009

Don Giovanni de Mozart pour quatuor à cordes? À une époque où le disque n'existait pas, les transcriptions et arrangements d'oeuvres orchestrales ou d'opéras pour petits ensembles à vent, à cordes, ou au XIXe siècle, pour piano - pensons aux acrobatiques paraphrases d'opéra de Liszt - étaient monnaie courante: grâce à quelques instrumentistes, les mélomanes pouvaient ainsi prolonger dans leur salon le plaisir d'un concert ou d'une représentation d'opéra.
On ne connaît pas l'auteur de la réduction pour quatuor à cordes de Don Giovanni enregistrée par le quatuor Franz Joseph. Elle fut publiée à Bonn vers 1798, soit une dizaine d'années après la création de l'opéra à Prague (1787). Le résultat est étonnant: si les premiers accords de l'ouverture sonnent un peu minces - on est loin de l'Orchestre dramatique pensé par Mozart -, les récitatifs et les airs sont une réussite totale: il suffira d'écouter la première scène, avec l'air de Leporello, la lutte entre Don Giovanni et Donna Anna, l'intervention du Commandeur et sa mort, pour être conquis. Il en est de même des gémissements de Donna Anna, des élans passionnés de Donna Elvira ou de ce petit bijou que devient la sérénade de Don Giovanni. Pour qui connait bien l'opéra, le finale du premier acte est fascinant à suivre: on reste bouche bée devant l'habileté du transcripteur anonyme et des interprètes pour rendre cohérent ce long épisode plein de péripéties et privé de ses paroles. Les airs de Don Ottavio, «Dalla sua pace» et de Donna Elvira, «Non mi dir» gardent toute leur expression et nous font comprendre à quel point le compositeur, dans les mouvements lents de ses oeuvres intrumentales, «pensait opéra» et trouvait son inspiration dans des lignes vocales. Comme quoi, avec ou sans paroles, Mozart sait nous toucher.
Le quatuor Franz Joseph (les prénoms de Haydn) est un ensemble montréalais fondé en 2002, qui se compose de quatre excellents instrumentistes: Olivier Brault et Jacques-André Houle (ce dernier ayant signé une notice très bien documentée), Hélène Plouffe, altiste et Marcel Saint-Cyr, violoncelliste. Il fait preuve d'une cohésion et d'une conviction remarquables et nous tient en haleine d'un bout à l'autre de l'opéra. Bravo!   
Irène Brisson - InfOpéra
 

La Scena Musicale
1 novembre 2009

★★★★
Alexandre Lazarides - La Scena Musicale

The WholeNote
1 novembre 2009

This 2-CD set gives us a fascinating example of musical transcriptions at the end of the 18th century. Montreal's Quatuor Franz Joseph, using period instruments, specializes in works from that era, and here they perform Mozart's wonderful 1787 opera in an almost complete - although unfortunately anonymous - transcription for string quartet published by Simrock of Bonn around 1798.
Transcriptions of popular works were extremely common, being the only way the music could be enjoyed away from the theatre or concert salon: Don Giovanni, for instance, spawned almost 600 various arrangements in the century following its premiere.
Questions arise, of course: is it necessary to record the whole opera? Does it work? Is it boring? Well. Yes; Yes; and No. This is a  genuie 18th century work of very high quality, and there would be little point in excerpting it. There is a transparency to the sound that allows all the vocal lines to be clearly heard, and as these are cleverly woven through the score there is no sence of ''melody with accompaniment''. Sure, you loose the fullness of the voices and orchestra, but the richness of the part-writing belies the number of players, adn, as the excellent booklet notes point out, the arrangement seems to bring out the purely musical aspect of the work without overly affecting its dramatic qualities.
And boring? - even at 60 minutes per disc, this outstanding performance simply flies by!
Terry Robbins - The WholeNote

Sunday Times
25 octobre 2009

One of the odder recordings to come my way, this account of Mozart’s opera is performed entirely wordlessly by a string quartet. The anonymous arrangement was published by Simrock seven years after Mozart’s death, and is one of countless adaptations of the opera for every medium, but remarkably successful. Gripping throughout — one gradually stops expecting the words — it builds quasi-symphonic tension in the two finales, particularly, of course, the latter, which is quite devastating. The players use a period style and can seem a touch abrasive, but there’s no mistaking the urge to communicate. At the same time, the version is like an expansion of the serenade-like character of the Don’s Canzonetta.
Paul Driver - The Sunday Times, London

Art Times Journal
1 octobre 2009

Quartet Arrangement of “Don Giovanni” is Fascinating
Considered by some to be the greatest opera of them all, Mozart’s “Don Giovanni” boasts of memorable characters, each carefully delineated by their vocal lines. Rare among operas also is the marvelous score in which just about every aria and ensemble is both memorable and beautiful.
This is why the score fares so well even without the words. Indeed, even in Mozart’s day, settings for chamber ensembles of selections from the score were very popular. Ten years after the 1788 premier of “Don Giovanni,” a version appeared that was scored for a string quartet, a version that kept the music to just about every bar of the original, except for the dry recitatives.
This arrangement (by a person unknown) is now available in a 2-CD set on the ATMA Classique label, played by Quatuor Franz Joseph. There are 28 selections in all, two of which are the complete finales to Act I [18:48 min.] and II [23.21 min.]—and not a dull moment in any of it. It took my ear a few moments to get used to the sound (I am used to either the full opera or wind ensemble arrangements), but this is going to get a lot of play in my house in the years to come.
Frank Behrens - Art Times Journal

L'Actualité: Don Juan à quatre
23 septembre 2009

Il fallait du cran pour s'attaquer à l'arrangement intégral d'un monumen­t tel Don Giovanni. Le Quatuor Franz Joseph, dont les membres figurent parmi les meilleurs spécialistes québécois de la musique ancienne sur instruments d'époque, relève le défi avec brio. L'exécution préserv­e toute la sève dramatique, jusqu'au caractèr­e des personnages. Un pur bonheur.
Véronique Robert - L'Actualité

 

Le Journal de Montréal
19 septembre 2009

★★★★
Opéra exigeant et pas toujours facile à chanter, imaginez un instant que quatre jeunes instrumentistes le recréent sans voix. Bien qu'il soit de consonance européenne, le Quatuor Franz Joseph fait partie de l'univers montréalais depuis 2002. Toujours à l'affut des nouveautés, la productrice Johanne Goyette, probablement l'un des plus fins limiers du monde musical a donc fait confiance à ces jeunes loups que sont Olivier Brault, Jacques-André Houle, violon, Hélène Plouffe, alto et Marcel Saint-Cyr au violoncelle. Pour apprécier le travail, il faut donc du temps, un dimanche matin par exemple et ce quatuor fera le reste. Une musique profonde, beaucoup d'expression, de l'équilibre, bref, de la qualité.
Christophe Rodriguez - Le Journal de Montréal