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Livret
4 Buenos Aires

Son et Image
1 décembre 2012

Si vous êtes brouillés avec la neige et n’avez pas le sou, prenez un billet aller pour visiter La Boca d’Astor Piazzolla dans la capitale argentine. Mais vous laisserez vos souliers de danse au salon, car cet enregistrement sied mieux à l’écoute qu’au parquet ciré. Denis Plante, jeune bandonéoniste québécois, a su travailler en duo avec le maître de cordes qu’est David Jacques, d’habitude plus orienté sur les musiques médiévales et celles de la Renaissance. Or, des relectures de l’héritage de ce compositeur new-yorkais d’origine, mais qui est toujours resté attaché à ses racines, on les compte sans voir la fin. Dans une entrevue, Denis nous révélait avoir été longtemps guitariste et avoir travaillé cet enregistrement dans cette optique pour ouvrir des pistes à son collègue et mettre la table avec les airs nostalgiques de son piano à bretelles. Cela a nécessité des heures de travail pour coordonner ces nouvelles avenues. Ainsi, ce duo original revisite « Cuatros estaciones porteňas », le seul à avoir vu les saisons méridionales du continent américain. Y sont présentes la « Suite de l’Angel » et bien sûr, joliment adaptées les deux incontournables « Libertango » et « Adios Nonino », en hommage à son père. Des écoutes répétées et vous êtes à coup sûr gagnés par la finesse du jeu et la présence de la prise de son nette. Pour voir le tango d’une autre oreille.

Michel Dupuis - Magazine Son & Image

Entracte
6 novembre 2012

Après le succès obtenu avec l’album Tango Boréal (récipiendaire d’un prix Opus en 2012), où Denis Plante voguait en trio entre tango, milonga, folklore, valse et de grandes oeuvres d’Astor Piazzolla, le bandonéoniste propose cette fois une relecture dénudée et minimale de certaines suites du grand maître argentin, soit Cuatro estaciones porteñas, Five Tango Sensations, la Suite del Angel et des classiques tels Libertango, Los sueños, Oblivion et Adios Nonino. En fait, dans 4 Buenos Aires, Denis Plante revient presque à la base du tango, sans contrebasse, ni violon, ni piano, accompagné seulement de son complice de toujours, le guitariste David Jacques, dont le jeu sobre et précis vient appuyer tout en douceur les subtiles nuances ou les envolées passionnelles du grand bandonéoniste. Une captation intimiste qui laisse même fi ltrer le son des touches du bandonéon et qui donne à l’ensemble une sensualité envoûtante et un sentiment de proximité. Par le jeu tout en finesse des musiciens, leur approche simple et honnête et leur respect des traditions propres au tango, cet album saura plaire autant aux puristes qu'aux néophytes.

Patrick Baillargeon - Entracte

Le Soleil
6 octobre 2012

Denis Plante et David Jacques: piazzolla sans frontières

*** 1/2

En théorie, Denis Plante et David Jacques habitent Québec. Dans les faits, le bandonéoniste et le guitariste parcourent la planète, en duo ou en suivant chacun son propre itinéraire, un jour devant le Taj Mahal, le lendemain en route pour Oulan-Bator. Oubliez les frontières. Leur pays, c'est le tango. D'une escale effectuée à la salle Françoys-Bernier, l'hiver dernier, est issu ce 4 Buenos Aires, un album entièrement consacré aux compositions d'Astor Piazzolla. Le minimalisme de certains passages des Five Tango Sensations ne comblera pas forcément tous les appétits. Rien à redire en revanche des arrangements des Cuatro estaciones porteñas ou de la Suite del Angel. À la voix du bandonéon s'ajoute le son authentique du jeu des soufflets et des boutons. L'accompagnement solide, tranchant et inventif de la guitare fait le reste. On résistera par ailleurs difficilement à la simplicité et à l'innocence d'Oblivion.

Richard Boisvert - Le Soleil

Info-Culture.biz
17 septembre 2012

 Le tout nouveau CD du réputé bandonéiste québécois, Denis Plante, accompagné par le guitariste virtuose, David Jacques nous propose un menu musical entièrement faits de compositions du grand Astor Piazzolla, spécialiste du tango.

Les amateurs de musique de tango et ceux qui veulent découvrir cette musique seront ravis. Délicatement, subtilement, mais passionnément, les deux complices nous séduisent par leur jeu des plus fins. Utilisant des compositions des plus nuancées de Piazzolla, ils brossent des tableaux musicaux aux nuances les plus subtiles mais tellement musicales.

On revient aux bases du tango avec ces deux grands musiciens. Le jeu dépouillé de Denis Plante au bandonéon, complété parfaitement par David Jacques à la guitare, un alter ego au plan musical, nous font pénétrer dans toutes les dimensions de la musique de tango. Ces merveilleux musiciens se complètent parfaitement. Mentionnons sur ce CD deux présences en solo des musiciens. Les autres plages sont en duo.

Joie, douceur, envolées prestes, passion, immense nostalgie sont les atmosphères et climats que l’on ressent en écoutant les plages de ce magnifique CD.

Soulignons la grande qualité des deux musiciens impliqués dans ce CD. Denis Plante contribue à entretenir, intéresser un vaste auditoire très varié d’amateurs de musique. Avec son instrument rare, le bandonéon, il parvient sans cesse à donner une dimension très forte, très sentie, avec charisme et virtuosité. Apprécié partout où il passe, il parcourt le monde avec ses interprétations et ses compositions personnelles au bandonéon. Il renouvelle et actualise l’emploi du bandonéon seul, en petite formation et même avec des grands ensembles de musiciens. Quant à David Jacques, sa carrière de guitariste se déploie depuis plusieurs années sur cinq continents dans plus de trente pays. Il a donné plus de 2 500 concerts. Immensément polyvalent, il peut aborder la musique ancienne comme la plus contemporaine. Pour un tel projet en duo, c’est le complice musical parfait !

Jacques Leclerc - Info-Culture.biz

Le Devoir
24 août 2012

Denis Plante se propose ici de revenir aux fondements d’un tango dénudé avec le bandonéon et la guitare acoustique pour simple accompagnement : un tango de rapprochement tel que l’on imagine celui des débuts. Mais en intégrant le caractère savant du répertoire de Piazzolla et l’interprétation remplie de nuances de Denis Plante et David Jacques. Plante réarrange des oeuvres majeures du grand Astor sans violon, ni piano, ni contrebasse, ce qui force le bandonéon et la guitare à s’échanger les effets mélodiques, rythmiques et harmoniques. Souvent en dialogue et parfois en solo, les deux complices plongent dans la douceur caressante, la lente éclosion, les emportements intimes et des élans plus passionnés. Quelques grandes suites du maître argentin sont abordées : Cuatro estaciones porteñas, Five Tango Sensations et la Suite del Angel. Puis, vers la fin, des classiques complètent cette fort belle trajectoire.

Yves Bernard - Le Devoir