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Livret Album de photos
Pampa Blues

WholeNote Magazine
1 décembre 2014

Bandoneonist/composer Denis Plante cunningly equates the music of Pampa Blues with an aural musical journey of a horse travelling north to south across the Americas. Plante’s tongue-in-cheek wit catches one’s attention with his opening liner notes sentence “Tango is dead.” Start to listen, and Tango Boreal begins to prove the statement wrong. Plante’s compositions are rooted in the tango tradition with touches of different styles abounding. His performances with double bassist Ian Simpson and guitarist David Jacques gallop into an exciting treat of tight ensemble playing, strong writing and heartwarming lyricism.

The tracks are grounded in themes. Highlights are the great car-beeping-sound performance of Ciudad (City), an extract from Piazzolla’s Noche de Tango, while two of Plante’s own stylistically similar exciting works pay homage to the Argentinian great. In contrast, Plante’s four works dedicated to his family members are introspective and stirring. The trio plays with sensitivity to nuance resulting in breathtaking musicality. I love Plante’s idea of writing the world’s longest phrase for the bandoneon in his Tango Romance. The long phrase with no bellow change is executed with agility and surprising tonal control at the end of the line for both the beautiful melody and the completely extended bellows!

The musicianship is superb. The tonal expertise of Plante’s bandoneon is unmatched. Simpson drives the bass rhythm with colour and bounce. Jacques is equally great in both guitar lead melody and supporting roles. Together they are keeping more than just tango alive!
Tiina Kiik - The WholeNote

Magazine TED - Tendances Électronique & Design
3 novembre 2014

Le blues du cowboy
Décidément, Tango Boréal n’a pas fini de nous surprendre. Le trio singulier déploie ses mélodies et harmonies épatantes au service d’une écriture expressionniste qui nous plonge dans l’esprit des gauchos, comme une incursion dans l’univers caractéristique des membres de Tango Boréal qui chevauchent leur monture dans les plaines arides. Parce que Pampa Blues, c’est, aux dires du bandonéoniste Denis Plante, une ballade à cheval, d’un bout à l’autre des Amériques. La nostalgie sonore du bandonéon, l’exquise guitare de David Jacques et la contrebasse de Ian Simpson s’éloignent bellement du tango traditionnel, sans pour autant jamais le quitter.

Dans Le Mat, il ne manque que les mariachis avec des inflexions doucement dansées, alors qu’Organito recrée subtilement et habilement, l’orgue de barbarie qui fut certainement un porte parole sonore et caractéristique de l’instrument à soufflet. Ailleurs, car c’est bien là que nous emmène Tango Boréal, les accents du blues du titre incitent au farniente (Pampa blues, Caradura, La Catalina) et favorisent la détente voire l’oisiveté sous la chaleur du Sud. Et avec Expatriado, la nostalgie des départs frôle la tristesse dont on envie le ressentir.

Sur Pampa Blues, les atmosphères bien typées se succèdent comme autant de petits tableaux expressionnistes bien ciselés. Au fil des compositions originales (sauf Ciudad, extrait du Concerto symphonique pour guitare et bandonéon « Noche de tango » d’Astor Piazzolla), on a envie justement de rester en selle, de profiter du paysage, de voir loin, et d’avoir un peu de sable dans la bouche soufflé par les vents chauds. Si le cœur vous en dit, tendez l’oreille sur Tango romance, puisqu’à l’instar du cinéaste qui doit réaliser un plan séquence, Denis Plante nous dit « avoir voulu composer la plus longue phrase de l’histoire du bandonéon, une ascension sur six mesures qui mène mon soufflet usé aux limites de son extension.» 
Il faut savoir aussi que La vanité de Dédale, d’une belle étrangeté, est tirée de Le Poète : la bibliothèque interdite, un opéra-tango, dont Denis Plante a signé les musiques, inspiré de la vie de Jorge Luis Borges et présentée avec les Violons du Roy en octobre 2013. Et aussi que La Vadrouille et Ménage à trois sont des pastiches qui complètent le cycle présenté sur le disque Summer Music de l’ensemble Pentaèdre. Au final, le trio nous fait grâce de deux tangos bien sentis, Mascarade et Astorias, en hommage au maître argentin Piazzolla.

Tout est extrêmement séduisant, bien fait, et l’osmose entre les musiciens fait encore mouche. Ici, pas de mouche du coche ! Et les chevaux ne risquent pas de mourir de soif, car on est vraisemblablement plus dans la contemplation que dans la poursuite endiablée, Et c’est très bien ainsi. Magnana, magnana…
Guy Marceau - TED - Tendances Électronique & Design

Le Devoir
17 octobre 2014

C’est le monde inversé d’un tango avec un poncho ou d’un folklore argentin avec le son du bandonéon. C’est assurément la muse du Sud imaginée au Nord par un musicien québécois qui se donne la mission de composer, mais aussi de contribuer à la sauvegarde de l’instrument-vedette de Piazzolla. C’est un tango à cheval, un gallot à la pulsion terrienne. Mais c’est aussi une approche savante introduite dans plusieurs univers jusqu’au rappel de l’orgue à manivelle des premiers tangos. C’est une démarche historique qui se laisse aller hors du temps en intégrant la fougue espagnole et les inflexions du blues. Mais ce blues est celui du gaucho, près du Río de la Plata, moins brûlant que son frère du Mississippi. C’est aussi la densité piazzollienne ou le tango impressionniste. Enfin, c’est le tango boréal qui devient le nom du trio avec guitare et contrebasse, après avoir désigné celui d’un disque précédent du bandonéoniste Denis Plante. Et c’est exquis.
Yves Bernard - Le Devoir

La Presse
12 octobre 2014

Douce ballade
★★★1/2
« Le tango est mort », écrit Denis Plante, bandonéoniste de Tango Boréal et auteur des 16 pièces joliment tristes ou enjouées de Pampa Blues. Pourtant, même si l’instrument bientôt centenaire sur lequel il joue est, selon lui, « à l’article de la mort », il produit encore des sons envoûtants qui procurent un bonheur d’écoute teinté de nostalgie. On a là de courtes pièces aux contours bien définis et aux mélodies sinueuses qui dévoilent le potentiel expressif du bandonéon. La guitare de David Jacques et la contrebasse d’Ian Simpson ne sont pas pour autant des figurantes puisque l’écriture, astucieuse, permet un véritable échange à trois dans une approche qui mélange modernité et tradition.
Caroline Rodgers - La Presse