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Livret Album de photos
André Gagnon Baroque

Le Bel Âge
1 mars 2016

Au début des années 1970, le compositeur pianiste André Gagnon lança deux disques ravissants: Mes quatre saisons et Les Turluteries, des airs populaires québécois recomposés à la façon de Bach et de Vivaldi. L’Orchestre symphonique de la Vallée-du-Haut- Saint-Laurent reprend le contenu des deux albums sur un seul CD, sous le titre André Gagnon Baroque. Les airs inspirés de chansons de Jean-Pierre Ferland, de Claude Léveillée, de Félix Leclerc, de Gilles Vigneault et de La Bolduc sont joués ici sur des instruments anciens, ce qui leur donne une touche d’authenticité baroque. L’orchestre est dirigé par Daniel Constantineau et met en vedette le grand claveciniste Jean-Willy Kunz, organiste en résidence de l’OSM. Profitant de la plus haute technologie d’enregistrement, ce disque est une merveille d’inventivité. On sent le plaisir qu’a eu le compositeur à transposer des chansons comme «Frédéric» et «Danse à Saint-Dilon» dans le style des grands musiciens de jadis: la musique pétille et virevolte! André Gagnon a supervisé le projet; on ne lui dira jamais assez notre reconnaissance pour son apport à la culture du Québec. André Gagnon Baroque, sur ATMA Classique

Paul Toutant - Le Bel Âge

Magazine Son et Image
15 janvier 2016

Le vinyle Les Turluteries d’André Gagnon de 1972, illustré de la magnifique gravure Une Veillée d’autrefois de E. J. Massicotte avait été enregistré dans les studios de la prestigieuse Deutsche Grammophon à Hambourg avec le chef John Snaschall. Ce produit du Québec avait alors gagné ses lettres de noblesse internationales malgré le fait que les turlutes de la Gaspésienne Mary Travers, dite La Bolduc, aient eu un rayonnement très local. Gagnon avait réussi cet exploit avec son talent. Il fallait le faire : imbriquer l’une dans l’autre des mélodies sautillantes jouées à la musique à bouche et en faire des mini concertos saveur XVIIIe siècle comme si Bach ou Vivaldi y avaient laissé leur empreinte. Imaginez la transition entre « La bastringue », « J’ai un bouton su’l bout d’la langue » et « La Pitoune ». Quant aux artistes dont il s’était inspiré pour Mes Quatre Saisons, il les connaissait bien. C’était les Bozos que l’on peut considérer comme les premiers auteurs compositeurs du pays Québec. Cet enregistrement date de 1969 et résume cette période du début d’un temps nouveau. Gagnon avait réussi ce tour de force de donner une saveur classique à des airs qui identifiaient le pays. Originaire de la région de Kamouraska, il savait très bien la couleur des saisons d’ici. Jean-Pierre Ferland (le printemps), Félix Leclerc (l’été), le romantique Claude Léveillée (l’automne) et le Natashquoien Gilles Vigneault, véritable incarnation des hivers frettes et blancs de Charlebois. Tant de talent que Gagnon avait rassemblé pour illustrer ses saisons. Ce n’est pas peu non plus ce que le jeune chef Constantineau a accompli pour cet enregistrement, car il a dû réécrire toutes les partitions du piano, puis pour clavecin qu’André Gagnon n’avait omis de jeter sur ses feuilles de musique, car il les connaissait par coeur. Il a travaillé avec ce jeune ensemble, l’Orchestre symphonique de la Vallée-du-Haut-St-Laurent spécialisé dans la musique classique et romantique sur instruments originaux de l’époque et a redonné vie à un moment hautement coloré d’enregistrements sur le point de passer au moulin de l’oubli. Le jeu remarquable de l’organiste Jean-Willy Kunz, responsable du Grand Orgue Pierre-Béique de l’OSM éclaire de façon ludique ces pièces pastiches d’une autre époque. Il y a lieu de s’en gaver grandement les oreilles pour réchauffer nos saisons restantes.

Michel Dupuis - Magazine Son et Image

The WholeNote
26 novembre 2015

Last issue I talked about symphonic works with organ recorded in the Orchestre symphonique de Montréal’s new home and mentioned that the current resident organist is Jean-Willy Kunz. This month I find him in another capacity as harpsichordist on André Gagnon Baroque (ATMA ACD2 2715). Gagnon, the popular Québec pianist and composer, wrote a couple of quasi-baroque suites for piano and orchestra – Mes quatre saisons and Les Turluteries – back in 1969 and 1972 respectively that were great successes when released by Columbia Records. Some four decades later Gagnon has revisited the clever works and given the solo duties to the harpsichord. Kunz shines in these playfully convincing pastiches and the Orchestre symphonique de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent under Daniel Constantineau’s direction embraces the project with enthusiasm. Although producing a larger sound than period orchestras, they capture the spirit of the music and play with surprising lightness.

The latter-day Four Seasons takes iconic music from Québec by Pierre Ferland, Félix Leclerc, Claude Léveillée and Gilles Vigneault – you guessed, Winter begins with the classic Mon Pays – all reworked à la Vivaldi. Les Turluteries takes inspiration from songs written or sung by Mary Travers – better known as La Bolduc – in two suites in the style of Bach and Handel. Tongue in cheek, or respectful homage – more likely a bit of both – the project comes off in flying colours. It really is a hoot!

Editor's Corner - December 2015
David Olds

 

Le Devoir
6 novembre 2015

Le pastiche est un vrai genre musical. Remo Giazotto (1910-1998) en est le roi indétrônable, lui qui a composé l’Adagio d’Albinoni à la fin de la Deuxième Guerre mondiale (désolé pour ceux qui se berçaient d’illusions !). Les musicologues ont aussi mis des années à démasquer le violoniste Fritz Kreisler, auteur de fausses musiques baroques. Gagnon revendique sa démarche : Vivaldi et Bach en modèle pour Mes quatre saisons et Bach et Haendel pour Les turluteries façon Suites orchestrales. Le sel de l’affaire est que les thèmes sont de Ferland, Leclerc, Léveillé et Vigneault pour les Saisons et de la Bolduc pour les suites. La nouveauté est que ces pastiches pour piano et petit orchestre de 1969 et 1972 sont transformés par Daniel Constantineau en oeuvres pour clavecin et orchestre d’instruments anciens. On assiste donc à la création d’un univers faussement authentique pour un baroque authentiquement faux… et le résultat est très plaisant ! 

Christophe Huss - Le Devoir

Le Journal de Montréal
17 octobre 2015

Le pianiste André Gagnon a composé au cours de sa longue carrière,Mes Quatre Saisons, soit un ensemble de quatre petits concertos. Basés sur des chansons célèbres de Gilles Vigneault, Claude Léveillée ou La Bolduc, ces concertos font maintenant l’objet d’une «visite» par l’organiste Jean-Willy Kunz. Le titulaire du grand orgue de l’OSM qui a aussi travaillé avec le chanteur Pierre Lapointe nous offre des lectures passionnantes sur le mode baroque. Après deux écoutes, nous nous surprenons à taper du pied et à imaginer ce disque en concert.

Christophe Rodriguez - Le Journal de Montréal

Blog Claude Deschênes
17 octobre 2015

Un trésor de la musique québécoise ressurgit grâce à l’Orchestre symphonique de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. Sous la direction de Daniel Constantineau, l’OSVHSL reprend Mes quatre saisons et Les Turluteries d’André Gagnon. Au tournant des années 60-70, le pianiste, qui n’a pas encore trente ans, puise dans sa vaste connaissance de la musique baroque pour revisiter des chansons de Jean-Pierre Ferland, Félix Leclerc, Claude Léveillée, Gilles Vigneault et la Bolduc à la manière de Jean-Sébastien Bach. Le résultat, en plus d’être savant, est un magnifique hommage à la musique québécoise. 40 ans plus tard, la reprise de ces compositions avec des instruments d’époque et un clavecin, plutôt qu’un piano, renouvelle la surprise et l’exploit. En plus d’être une réussite musicale, le disque André Gagnon Baroque a plusieurs vertus : il sauve de l’oubli deux contributions majeurs du compositeur, il révèle une formation méconnue et permet à Jean-Willy Kunz de briller au clavecin.

Claude Deschênes - Blog