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Livret Album de photos
Orford Six Pianos vol.2

La Scena Musicale
6 juillet 2016

Pour célébrer son dixième anniversaire, l’ensemble Orford Six Pianos lance un deuxième album sur l’étiquette ATMA classique. L’énergie et le drame d’un programme tout russe (Khatchatourian, Prokofiev, Tchaïkovski et Moussorgski) se prête parfaitement à cet ensemble hors du commun.

Avec un tel rassemblement de claviers, les six interprètes parviennent sans difficulté à reproduire la variété timbrale d’un orchestre complet. À titre d’exemple, on peut voir ici leur version du Sacre du Printemps de Stravinsky. Comme l’explique la pochette d’album, les six pianos sont répartis en forme de demi-lune sur la scène. Émulant un orchestre, les pianos à l’avant jouent le rôle des cordes, ceux à l’arrière font la percussion, et ainsi de suite.

Comme l’a fait remarquer ma collègue qui passait par là lorsque j’écoutais l’album, on ne croirait pas entendre six pianos, ne serait-ce que pour la grande énergie déployée par l’ensemble. Les pianistes Sandra Murray, Claire Ouellet, Mariane Patenaude, Francis Perron, Pamela Reimer et Louis Dominique Roy ont un jeu d’ensemble solide et synchronisé qui met particulièrement en valeur les pièces rythmées. En fait, la profusion de touches jouées simultanément rappelle un peu l’effet surhumain d’un piano mécanique!

L’album s’ouvre et se termine par une dizaine de mouvements tirés des suites orchestrales de Khatchatourian. Entraînantes compositions aux titres imagés, ces pièces pourraient facilement accompagner un film muet. La syncopée Danse des montagnards et la célèbre Danse du sabre ressortent du lot.

L’Ouverture-fantaisie Roméo et Juliette de Tchaïkovski est peut-être l’un des seuls endroits de l’album où un orchestre aurait été plus efficace. Les longues lignes mélodiques pourraient être supportées par un son soutenu dans les cordes, mais l’effet désiré n’est pas tout à fait atteint par les six pianos. L’arrangement de Francis Perron n’est pas en faute, c’est tout simplement une des limites de l’instrument.

Le point culminant de l’album est décidément Une nuit sur le mont Chauve de Moussorgski, qui éveillera des souvenirs chez quiconque a grandi avec le Fantasia de Walt Disney. L’arrangement de Louis Dominique Roy est terrifiant à souhait, et des glissandi aigus au piano remplacent à merveille les effets de vents.

La pochette d’album comporte aussi une fascinante conversation avec Marie Patenaude qui discute de la genèse du groupe, de leurs habitudes de répétition, et du répertoire pour six pianos.

Bref, un brillant album qui se démarque par son originalité, autant au niveau du répertoire que de l’ensemble. Orford Six Pianos se produit à Parry Sound, ON, le 6 août prochain. S’ils y mettent autant de fougue que dans ce deuxième album, ce sera un concert à ne pas manquer!

Michèle Duguay - La Scena Musicale

Fanfare
7 juin 2016

This is a fun CD—purists stay away. Orford Six Pianos is comprised of six pianists who are associated with the Orford Arts Centre in Quebec. A decade ago they decided to perform together to balance their more usual roles as accompanists and coaches. This was so successful that more concerts and then a recording followed. As there is virtually no music for six pianos, the members of the group create most of the transcriptions. On this disc, Francis Perron transcribed the two works by Khachaturian and the Tchaikovsky, and Louis Dominique Roy transcribed the Mussorgsky. Olivier Godin, formerly a member of the ensemble, transcribed the Prokofiev. The other four pianists, currently, are Sandra Murray, Claire Ouellet, Mariane Patenaude, and Pamela Reimer.

These transcriptions and performances are reminiscent of a pianola on steroids. Some of the music from Gayne and Masquerade sounds laugh-out-loud funny here, although one can’t accuse the performers of disrespecting the music. Everyone is having a ball. The Sabre Dance from Gayne makes a joyous racket, as does the Galop from Masquerade. Loud, fast music seems particularly amenable to this treatment, and it is telling the ensemble selected five of the most ebullient dances from Gayne. Least successful is Romeo and Juliet; perhaps it is hard to divide amatory passions by six. Even this is enjoyable, however.

Older readers might remember something called the First Piano Quartet, a group whose heyday was in the 1940s and 50s. Much more recently, we have had the 5 Browns, siblings from Utah who play classical transcriptions together. Orford Six Pianos is less cheesy than the former group and less trendy than the latter. Despite their more modest roles when apart from each other, they are solo-quality performers who strike sparks when they play together. They don’t seem to take themselves too seriously, but there is nothing slapdash or casual about this recording. What could have been a piano tuner’s nightmare is an artistic and technical success. Even the cover art is terrific. I hope they sell a lot of copies of this.

© 2016 Fanfare

Music Web International
4 mars 2016

On my regular trawl of eClassical’s new releases I spotted this and downloaded it without delay. According to the extended booklet interview with Mariane Patenaude, the group – made up of piano coaches at Quebec’s Orford Arts Centre – envisaged this six-piano project as a bit of fun. I’ve yet to hear the first volume in the series, but I’m delighted to report that this one is hugely entertaining. And don’t be fooled; this isn’t a case of pianistic overload, for these are fine arrangements played with plenty of skill and a good feeling for idiom.

Khachaturian’s Gayaneh and Masquerade suites are virtuosic vehicles that once launched are impossible to stop. Rhythms are infectious, colours are vivid and the full, well-balanced recording ensures oodles of nuance and detail. Yes, there are a few moments when textures get a little too dense, but otherwise clarity is king. For me the Prokofiev and Tchaikovsky pieces are the stand-outs; they’re sensitively done and, in the Romeo and Juliet especially, the pianos’ sonorities mirror those of the orchestral originals most beautifully. There’s also a drive here – and a firm commitment to musical values – that’s just riveting.

Dan Morgan

Medium large
5 février 2016

Six pianos : les claviers bien tempérés du Centre d'Arts Orford

« Olivier Godin s'est payé du bon temps et ça fait du bien d'entendre ça », dit Frédéric Lambert au sujet du nouvel album du Centre d'Arts d'Orford, pensé et dirigé par le plus jeune des six pianistes qui y participent. L'opus est consacré à des pièces de Saint-Saëns, de Prokofiev, de Gounod, de Rossini et de Rachmaninov, notamment. « On oublie souvent que toutes ces pièces symphoniques ont été composées au piano », fait remarquer le chroniqueur, qui qualifie le disque de très bon.

Pour écouter la chronique radio: ICI