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Livret
Confidences

American Record Guide
20 septembre 2018

Quebecois soprano Caroline Gelinas is impressive in this imaginative recital. Four song cycles are included: Ravel’s Scheherazade, Debussy’s Trois Chansons de Bilitis, Schumann’s Gedichte der Königin Maria Stuart, and 20th Century Canadian composer Robert James Berkeley Fleming’s Confession Stone. A brief, enigmatic liner note by Gelinas alludes to a connection between these four song cycles and her own family lore. There are no further program notes of any kind, except the performers’ biographies and untranslated song texts. Despite this fact—or perhaps because of it—this is intimate and absorbing.

While it incorporates elements of the exoticism that was all the rage in Europe in the early 20th Century, Ravel’s Scheherazade fortunately eschews, for the most part, the kind of cheap musical effects that mar the work of lesser composers. Instead, Ravel relies on glittering piano textures to evoke the mysteries of distant lands and oscillating tremolos to depict the swirling shadows of an Arabian night. These instrumental effects are delicately articulated here by pianist Olivier Godin. (Ravel’s initial version was quickly followed by a fully orchestrated arrangement.) The first song in the set, ‘Asia’, is a tour de force, lasting nearly ten minutes. Gelinas demonstrates remarkable evenness of tone in its continuously shifting registers, and she is captured with remarkable clarity by sound engineer Dominic Beaudoin and producer Guylaine Picard. Indeed, one of the chief delights of this album is the crystalline production, which gives Gelinas an immediacy of presence and infuses Godin’s instrument with luminous warmth.

Schumann’s five-song cycle on poems attributed to Mary, Queen of Scots is a stark contrast with the exuberant style associated with his symphonies. Written near the end of his life, these songs no doubt reflect his failing health and flagging spirit. The relentless minor key sonorities and sparse piano textures create a mood that would be oppressive, were it not for the artistry of the performers, who bring compelling ardor and sensitivity to this brief cycle.

The name Robert James Berkeley Fleming will be unfamiliar to most of us, but Gelinas and Godin make a spirited case for the Canadian composer here. Fleming’s oeuvre seems to consist mainly of music for documentary films, prompting the question of whether he might have been a relative of one of the performers here. His eight-song cycle The Confession Stone (The Songs of Mary) is something of a curiosity; it is his only vocal work and draws entirely on sacred African-American poetry for its texts. These brief songs display the influence of Fleming’s composition teacher Healey Willan in their clean lyricism, though their spare modal quality also brings to mind the folk song arrangements of American composer John Jacob Niles. Their simplicity makes them an effective conclusion to an ambitious and fascinating recital program.

© Krishan Oberoi - American Record Guide
 

ClassiqueNews.Com
12 juin 2018

Voilà la révélation d’une cantatrice au verbe ciselé et au chant raffiné, d’une ivresse maîtrisée et superlative dans le genre de la mélodie. Ce premier disque est une consécration plein de promesse, et qui s’est récemment disitnguée lors de la 2è édition du Récital-Concours international de mélodies françaises du dernier festival CLASSICA (10 juin 2018) où la mezzo québécoise décrochait le 2è Prix. Une reconnaissance d’autant plus légitime qu’elle reprenait pour la compétition, le cycle des mélodies de Ravel ici inaugurales…

Le nouveau cd d’Atma classiques confirme que l’école de chant canadienne, en particulier québécoise se maintient dans l’excellence
Premier triomphe d’une nouvelle diseuse et mélodiste,
la Québécoise Caroline Gélinas

Vrai défi en terme d’articulation et d’intonation, le triptyque conçu par Tristan Klingsor (Shéhérazade) permet à Ravel d’étendre ses teintes diaprées, infiniment suggestives. Ici règne l’appel à l’évasion, au rêve, à une secrète sensualité (le « jeune étranger » de L’Indifférent). Caroline Gélinas s’entend à merveille à exprimer tout le mystère « oriental » et le parfum entêtant d’Asie ; la polychromie et les éclats de La Flûte enchantée ; l’apothéose de cette maîtrise se concentre, filigranée, miniaturiste dans la scène de séparation que nous avons citée : L’Indifférent. La diseuse, suave, distanciée mais pas artificielle, et d’une grâce infinie, exprime le désir frustré, et la caresse blessante de ce dernier poème au charme sublime.

D’une subtilité caressante, évocatrice et jamais trop manifeste, Caroline Gélinas enchante encore chez Debussy dont nous distinguons surtout le premier tableau des Chansons de Bilitis d’après Pierre Louÿs. D’une lascivité tissée dans une torpeur infinie, la Flûte de Pan saisit par la justesse de l’articulation à la fois naturelle et éngimatique. Là encore c’est la perfection du français chanté, déclamé qui convainc tout à fait. Comme dans les pièces qui suivent (La Chevelure…), on songe en parenté et filiation fraternelle, aux joyaux poétiques de Pelléas et Mélisande, mais Louÿs creuse davantage que Maeterlinck, l’onde suspendu d’une sensualité évanescente (ampleur des évocations de la Chevelure justement).

Des textes historicisant de Von Vincke, Schumann souligne la fine langueur, à la fois, éperdue, interrogative à l’évocation du destin de la Reine Maria Stuart, figure tragique, blessée mais si digne dont le courage et la noblesse ont inspiré bien des créateurs. Le velours attentif, la mesure intériorisée de la chanteuse savent exprimer l’intense douleur qui vibre sous chaque ligne de ce cycle de 5 lieder.

Plus ronde, plus langoureuse encore, la langue chantante que déploient les 8 songs en anglais (The Songs of Mary) de Robert Fleming intensifie les vertiges émotionnels de la Mère dont le fils unique fut sacrifié : versatile, fluide, étonnament changeante, la voix cisèle chaque séquence d’autant que, comme depuis le début de ce récital très abouti, le piano d’Olivier Godin, familier des nuances chambristes et lui aussi orfèvre en éclats mordorés, fait étinceler son clavier en vrai poète de l’indiciblement expressif. Duo admirable. Donc logiquement, CLIC de CLASSIQUENEWS

Alban Deags - Classiquenews.com

La Scena musicale
11 juin 2018

Révélation de l’année Radio-Canada 2017- 2018, catégorie classique, boursière de la fondation Jacqueline-Desmarais, Fondation Hnatyshyn, Prix Étoiles Stingray, Jeunesses musicales du Canada et Art Song Fondation of Canada, la jeune mezzo-soprano Caroline Gélinas présente son premier album, en compagnie du pianiste Olivier Godin, sous étiquette Atma Classique.

Shéhérazade de Maurice Ravel, composé de trois mélodies, ouvre l’album. On y découvre une chanteuse au timbre velouté et langoureux, parfait pour interpréter ce cycle exotique du compositeur français. La diction est claire, on sent un réel souci de nous raconter une histoire. Le jeu du pianiste, tout en subtilité, nous emporte avec une certaine nonchalance dans cet univers.

Les Trois chansons de Bilitis du célèbre compositeur impressionniste Claude Debussy suivent. On y retrouve une grande sensualité, particulièrement dans La Chevelure. Le jeu subtil et raffiné d’Olivier Godin soutient merveilleusement le texte qui évoque des créatures mythologiques.

Dans les Gedichte der Königin Maria Stuart (Poèmes de la reine Marie Stuart) de Robert Schumann, la mezzo-soprano, à travers les textes de la reine déchue, nous fait découvrir sa vulnérabilité et sa sensibilité. Ce cycle est le dernier composé par Robert Schumann et les mélodies qui le composent, toutes en mineur, nous éclairent sur ses sentiments vers la fin de sa vie. Les mélodies évoquent une grande lourdeur de l’âme.

Le cycle The Confession Stone du compositeur canadien Robert Fleming, composé à l’origine pour la mezzo-soprano Maureen Forrester, complète le disque. Les poèmes religieux écrits par Owen Dobson sont inspirés par les « Negro spirituals » ; les mélodies sont également teintées de ces sonorités. L’interprétation de Gélinas et Godin est ici très tendre et nous fait découvrir toutes les couleurs vocales de la jeune mezzo-soprano.

Marie-Claire Fafard Blais - La Scena musicale
 

The WholeNote
30 mai 2018

Mezzo-soprano Caroline Gelinas, having recently received the honour of Revelation Radio-Canada in the classical category, is, as an alumna of Atelier Lyrique de l’Opera de Montreal, already known for her “magnetic stage presence, rich timbre and authentic and moving interpretations.” And listening to the emotively complex repertoire chosen for this debut solo recording, one couldn’t agree more. Having chosen to sing the roles of strong women acting ingeniously in difficult situations and tragic circumstances, Gelinas demonstrates an enormous dramatic range whilst maintaining exquisite vocal tone. As the three songs of Ravel’s Shéhérazade progress, the singer increases the intensity to portray the storyteller’s ingenious effort to prolong her life. For Debussy’s Trois Chansons de Bilitis, her voice floats freely as if in a dream over a more structured accompaniment, beautifully executed by pianist Olivier Godin. Gedichte der Königin Maria Stuart by Robert Schumann is a song cycle which spans 26 years of Mary Stuart’s life, from young girl to mother to imprisoned queen. Gelinas demonstrates a poignantly exquisite tenderness in the last movement as Mary prays while awaiting execution.

As a final offering on this recording, Gelinas tackles, and does great justice to, one of Maureen Forrester’s favourite cycles, The Confession Stone by Robert Fleming, based on poems by playwright and teacher Owen Dobson. Gelinas deftly changes character with each segment, portraying Mary, Joseph, Mary Magdalene, Jesus, Judas and God.

Dianne Wells - The WholeNote
 

ICI Musique
4 mai 2018

La mezzo-soprano Caroline Gélinas fait paraître son tout premier album solo, Confidences, sous Atma classique. Notre Révélation Radio-Canada en musique classique s’est inspirée de sa jeunesse et des histoires que lui racontait sa mère pour nous inviter à son tour dans des univers merveilleux et envoûtants.

L’année Révélation de Caroline Gélinas : l’heure du bilan
Shéhérazade de Ravel comprend tout ce qui fait le génie du compositeur français : évocations intimistes de mondes étonnants, écriture harmonique mouvante et ondoyante comme un voile de mystère ajouté au sujet, colorations fantastiques de l’accompagnement musical (qu’il soit avec orchestre ou, comme ici, piano).

Les Mille et une nuits sont ici teintées de secrets et d’énigmes fascinantes, comme les histoires que la belle Shéhérazade raconte au sultan nuit après nuit, sauvant ainsi sa vie. On ne pouvait mieux lancer cet album!

La voix de Caroline, amenée ici en zone d’apesanteur qu’un soprano fréquenterait avec aisance, est belle et lumineuse, franche et gracieuse. Olivier Godin, qui l’accompagne au piano, amène sa touche doucement perlée, parfaitement expressive.

Les Trois chansons de Bilitis, de Debussy, nous transportent, elles, dans l’univers de la Grèce antique, lointaine et atemporelle, grâce à la plume du compositeur, bien entendu, mais aussi aux textes de Pierre Louÿs, confiés à notre discrétion avec élégance par la mezzo-soprano québécoise.

Les Poèmes de la reine Marie Stuart, de Schumann, ramènent Caroline en territoire plus franchement mezzo, où l’on se ravit de son instrument vocal riche et soyeux.

Le programme se termine avec une découverte : The Confession Stone (The Songs of Mary),du Canadien Robert Fleming, cycle de huit chansons inspirées d’autant de poèmes écrits à la façon de spirituals afro-américains par Owen Dobson. Le cycle a été créé en 1966 par Maureen Forrester, manifestement l’une des idoles de Caroline (en plus de Maria Callas!).

Frédéric Cardin - ICI Musique