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Livret
Mathieu_no.4 ; Rachmaninov_op.43

The WholeNote
20 février 2019

Jean-Philippe Sylvestre appears as soloist on a new recording with Orchestre Métropolitain under Alain Trudel: André Mathieu - Piano Concerto 4; Rachmaninov Rhapsody on a Theme of Paganini (ATMA ADC2 2768). The Mathieu concerto has a fascinating history that rivals the story behind his Concerto No. 3 (Concerto de Québec) also recently recorded by Sylvestre. The Concerto No. 4 was virtually unknown and deemed lost owing to the composer’s rather relaxed approach to keeping his own scores. While the original score used in a 1950 Montreal performance has never been found, a recording of that concert made on 78 rpm discs found its way into Sylvestre’s hands in 2005. He and composer/conductor Gilles Bellemare have reconstructed it based on the 1950 recorded performance. In its reconstructed form it stands as a large-scale work built along formal lines and expresses Mathieu’s strong modern Romantic language. The purely aural process of transcription from the old recording is hard to imagine but the result has been breathtaking.

Sylvestre also performs the Rachmaninov Rhapsody on a Theme of Paganini Op.43, delivering a performance with the orchestra that is as highly charged as the maniacal violinist himself.

The WholeNote 

La Scena musicale
31 janvier 2019

Le concerto posthume de Mathieu doit beaucoup à Gilles Bellemare qui, à partir de sources fragemntaires reconstruit et orchestré ce joyau postromantique en cherchant à traduire fidèlement la pensée du compositeur. Sous la baguette brûlante d’Alain Trudel, l’oeuvre défile comme une locomotive lancée d’un bout à l’autre de la voie, sans superflu ni arrêt en gare. Le pianiste Jean- Philippe Sylvestre y navigue avec une aisance remarquable, incarnant un répertoire qui lui ressemble. Son jeu franc, linéaire et dénué de rubato nous permet une compréhension quasi immédiate des phrases et des structures, et il ajoute par moments une pointe d’ironie ou un grain de folie qui ajoutent du mordant à l’oeuvre. 

Le jumelage du concerto de Mathieu avec la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov est un choix judicieux qui place l’oeuvre de Mathieu dans une filiation évidente. Malgré une prise de son qui ne rend pas justice à la qualité des interprètes, cet album et son excellent livret révèlent un bijou du répertoire québécois qu’on espère retrouver plus fréquemment dans les programmes.

Benjamin Goron - La Scena musicale

 

ICI Musique
23 novembre 2018

André Mathieu et Sergei Rachmaninov sont un match parfait en termes d’union stylistique dans un concert ou sur un album! Et c’est assurément le cas de Mathieu/Rachmaninov : Concerto no 4 : Rhapsodie sur un thème de Paganini du pianiste Jean-Philippe Sylvestre accompagné de l’Orchestre métropolitain dirigé par Alain Trudel. L’enregistrement révèle un jeune pianiste au sommet de son art et une phalange métropolitaine capable du meilleur même sans son chef habituel.

La force du souffle narratif, la primauté de la mélodie, l’ampleur de l’élan dramatique et la virtuosité lumineuse de la partition soliste sont comme intuitivement calquées l’une sur l’autre, bien qu’au talent brut Rachmaninov pouvait ajouter un solide métier.

Le Concerto no 4 de Mathieu a été retrouvé presque par miracle. Il ne restait pas de partitions, mais un enregistrement sur disque confié à une amie avant son décès. Une amie dont on avait perdu la trace. C’est pourtant elle qui se présenta, bien des années plus tard (en 2005) après un concert d’Alain Lefèvre pour lui remettre le précieux objet. C’est à partir de cet enregistrement du concerto qu’une partition viable existe désormais.

Un concerto qui a tout du grand geste romantique, mais qu’on sent tout de même moins naïf que le troisième.

Sylvestre, à l’image de Lefèvre, s’est emparé de cette œuvre et l’a faite sienne. Il semble regarder (et jouer) ce concerto comme un enfant heureux qui profite totalement de l’instant présent. Les couleurs qui jaillissent de ses doigts sont pétillantes et enjouées, malgré la mélancolie inhérente à la musique de Mathieu.

On sent l’enchantement de sa part vis-à-vis la Rhapsodie de Rachmaninov, qui virevolte comme l’eau d’une fontaine dans les passages agités. La plus que fameuse variation no 18, quant à elle, reçoit un traitement empreint d’une rare tendresse. C’est très beau et surtout idéalement romantique.

Frédéric Cardin - ICI Musique