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LUDOVICO EINAUDI : Musique de chambre

The WholeNote
9 juillet 2020

Considered by many to be the world’s most popular classical composer, Italian Ludovico Einaudi’s vast collection of compositions has appeared in films, television series and on countless albums recorded by soloists, ensem- bles and the composer himself. Musique de chambre features four of Einaudi’s extended works, written for both soloists and chamber ensemble, performed by prominent Quebec musicians.

Each of the pieces on this album demonstrates Einaudi’s ability to create an atmospheric soundscape using harmony and rhythm, incorporating minimalist elements to great effect. This is not classical music in the style of Mozart and Beethoven: rather than being foundational material, melodic lines are the exception to the rule; throbbing, pulsing rhythms and large-scale harmonic shifts bring Philip Glass and Michael Nyman to mind, but with the striking contrasts of dynamic and character that are indicative of Einaudi’s unique compositional voice. Corale, for example, juxtaposes vital and exuberant string passages with soft and subdued statements, the “choral” sung amidst the outbursts. Zoom (aptly titled, given our current reliance on the eponymous technology) combines a lengthy, slow opening with a speedy and chaotic conclusion – what begins as a seemingly ironic subversion of the title erupts into a virtuosic reflection of what it means to “zoom.” Canto and Ai margini dell’aria are, in both title and sound, reflective of vocal music, featuring prominent lines, sometimes many at once, over discordant accompaniment. For those who appreciate Einaudi’s style and want to look beyond the keyboard works, Musique de chambre is a fine place to start.

Matthew Whitfield - The WholeNote
 

ICI Musique
19 juin 2020

Le violoncelliste Cameron Crozman (Révélation Radio-Canada en classique 2019-2020), le Quatuor Molinari et le quintette à vents Pentaèdre nous proposent de découvrir une facette insoupçonnée de la musique de Ludovico Einaudi grâce à l’album Ludovico Einaudi : musique de chambre, paru sous l’étiquette Atma. Au programme, des pièces ambitieuses écrites plusieurs années avant les succès hyper populaires (Divenire, Fly, Una mattina) qui ont placé le compositeur italien sur la carte des vedettes de la nouvelle musique instrumentale, et qui en ont fait un artiste très apprécié pour les bandes sonores de films (Intouchable, Mommy)!


"Corale" de Ludovico Einaudi avec le Quatuor Molinari
Si vous connaissez déjà la musique ultra accrocheuse de Ludovico Einaudi, entendre ses compositions pour diverses formations de chambre datant de ce que l’on pourrait qualifier sa « première période » créative vous étonnera.

Il s’agit de compositions qui n’impliquent pas du tout le piano. Ici, elles sont soit pour violoncelle solo, soit pour quatuor à cordes ou pour quintette à vent. On savait déjà qu’Einaudi affectionnait les formules mélodiques répétitives et qu’il assumait pleinement le terme de minimaliste. Mais si la musique de sa période actuelle (la deuxième) se caractérise aussi par un lyrisme néo-romantique opulent, les compositions de cet album sont construites dans un esprit rythmico-mélodique plus exigeant, rappelant certaines œuvres de Steve Reich ou encore de Michael Gordon.

Canto, pour violoncelle seul, est à mon avis la plus accessible des pièces de l’album pour ceux et celles qui ne connaissent Einaudi qu’à travers ses partitions les plus souvent entendues dans les médias. La ligne mélodique se déploie et se répète doucement jusqu’à nous apaiser et nous réconforter. Cameron Crozman lui donne beaucoup de tendresse.

Corale, pour quatuor à cordes, semble provenir du même univers harmonique et dramatique que le fabuleux Different Trains, de Steve Reich, sans l’échantillonnage vocal. C’est dramatique, insistant et mémorable. Avec le Quatuor Molinari, ça devient du bonbon pour qui souhaiterait étoffer une trame sonore pour le cinéma, le théâtre ou la danse. À considérer absolument!

Les deux dernières pièces de l’album, Zoom et Ai margini dell’aria, sont conçues pour un quintette à vent (flûte, hautbois, clarinette, basson et cor), et c’est l’ensemble Pentaèdre, l’un des plus aguerris du genre, qui donne efficacement vie à ces deux univers sonores fascinants.

Zoom oscille entre épisodes de calme relatif (rappelant harmoniquement la 3e symphonie d’Arvo Pärt) et d’autres, résolument fébriles, voire nerveux et agités. Les cinq musiciens de Pentaèdre donnent dans ces portions de l’œuvre l’impression d’être des abeilles dans une ruche particulièrement active.

"Zoom" de Ludovico Einaudi avec Pentaèdre.
Finalement, Ai margini dell’aria, la plus ancienne pièce du programme (écrite en 1982), est aussi la plus exigeante en matière d’univers sonore. Si la pièce précédente pouvait nous présenter une ruche vivante et vibrante de sympathiques abeilles, celle-ci dessine plutôt une colonie de frelons envieux se préparant à une attaque en règle contre leurs cousines butineuses. Mystère, menace, puis déferlement, voilà comment se déroule ce scénario plutôt sombre, mais très intéressant.

Peu importe que vous aimiez ou non Einaudi le compositeur super vedette internationale actuelle, cet album à la fois original, surprenant et, surtout, magnifiquement enregistré et interprété à le grand mérite de nous présenter l’autre visage d’un artiste qu’il serait vain et superficiel de cantonner uniquement dans le rôle mélodiste facile.

Bravo Atma pour avoir eu cette idée! 

Frédéric Cardin - ICI Musique

CBC Music
10 juin 2020

We've come to associate Ludovic Einaudi with lush, neo-minimalist TV and film scores, but in fact that is only one facet of his compositional output. On this new ATMA Classique release, we discover another: seriously good chamber music. Cameron Crozman casts a spell with Canto for solo cello; Molinari Quartet accentuates the tension and release in Corale, an 18-minute poem for string quartet; and Pentaèdre plays two works for winds, of which Zoom is especially effective and haunting.

Robert Rowat – CBC Music